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17 minutes de lecture
Les genres favoris de Guy de Maupassant etaient le realisme et le fantastique !
Caro Cordier est une jeune fille de bonne famille, que l’on promet a Simon Lebrument, votre jeune notaire presse par des affaires couteuses. Un coup maries, ils se decident, apparemment tout amoureux, de partir a Paris tous les deux, la dot de trois cent mille francs sous le bras, pour que le notaire puisse mener a bien son projet de rachat en lei§ons.
Arrives a Paris, Lebrument propose a sa propre soeur d’aller dejeuner au boulevard des Italiens et, pour votre Realiser, de prendre l’omnibus plutot qu’un fiacre, pretextant l’economie resultant d’un tel week-end. Au transport en commun, il evoque a sa femme vouloir fumer une cigarette concernant le toit et laisse seule sa cousine.
Les passagers defilent devant les yeux de Jeanne abandonnee de le compagnon ; des arrets passent ; Caro se retrouve finalement seule, a Vaugirard, dernier arret du parcours. Alors, le chauffeur lui apprend que l’homme au gros portefeuille reste tantot descendu a Madeleine.
Effaree, apeuree, Caro se souvient d’un cousin habitant non loin de la. Elle le rejoint avec ses derniers sous, voyageant cette fois en fiacre. Henry, le parent providentiel, lui apprendra alors, avec toute sa lucidite masculine, que le bien recent mari a du rejoindre J’ai Belgique avec le magot.
Notre DOT
Couverture tout d’un Gil Blas
La nouvelle de Maupassant reste construite dans une dynamique sans probli?me remarquable :
Dans cette structure reste forcement perceptible la tension entre amour et argent, c’est-a-dire que chaque etape annonce deja la resolution finale, a savoir la fuite de Simon Lebrument avec l’argent.
Le lecteur est d’emblee mis devant le fera accompli du mariage ; ainsi, la premiere phrase d’la nouvelle est conjuguee au passe simple, Afin de signifier que l’evenement a deja eu lieu :
Personne ne s’etonna du mariage de maitre Simon Lebrument avec Mlle Caro Cordier.
En outre, ce « Personne » a egalement vocation a s’imposer au lecteur : lui non plus ne devra gui?re etre etonne de la situation dans lequel le narrateur le plonge. Neanmoins, le premier paragraphe expose deja une certaine critique du « mariage », en tant qu’il parai®t plus etre la rencontre d’interets que Notre rencontre de l’amour.
Ainsi, Simon Lebrument a besoin d’argent ; et la formule « naturellement », comme sa conjonction « et » apres le point virgule, conferent a l’union maritale une dimension d’evidence, de logique rationnelle : le mariage apparai®t comme l’alternative au besoin de tunes.
La situation change a la faveur en proposition que fera Simon a sa femme de partir ensemble a Paris :
— Si tu veux, nous partirons pour Paris jeudi prochain. Nous ferons comme nos amoureux qui ne sont jamais maries, nous irons dans les restaurants, au theatre, au sein des cafes-concerts, partout, partout.
Cette invitation, qui semble prendre en compte le desir de Jeanne en premier lieu (« Si tu veux », commence via penser Simon), reste en fait preparee de longue date, tel le montrent la plupart des formules employees par Maupassant :
Tout le calcul de Simon se decele enfin dans sa deuxieme parole :
— En outre, comme il ne faudrait que dalle oublier, previens ton pere de tenir ta dot toute prete ; je l’emporterai avec nous et je paierai par la meme occasion maitre Papillon.
Avec la conjonction « d’ailleurs », qui evoque une suite logique, une addition pensee, dont la desinvolture est feinte ; et J’ai formule « il ne va falloir que dalle oublier », ou le caractere de necessite transparait.
La scene decisive est celle de l’omnibus. On va pouvoir aisement sentir l’emprise de Simon sur sa femme ; ce n’est gui?re une telle derniere qui decide, mais bien lui. La justification qu’avance l’homme reste Du Reste un trait d’ironie en part de Maupassant, puisque Simon parle de faire des affaires interessantes, alors qu’il s’apprete lui-meme a partir avec l’integralite d’une dot.
Le public vit le trajet de l’omnibus en etant focalise sur le webmaster de Jeanne. Comme celle-ci, il n’a aucune initiative de ce que fait, pendant votre moment, Simon ; c’est cela provoque le sentiment de malaise, de tension, qui agit a ce moment-la l’actrice abandonnee. On peut relever le champ lexical qui la caracterise : « effaree », « avec stupeur », « inerte », « tristesse », etc.
On pourrait egalement relever l’atmosphi?re mortifere, angoissante, provoquee par le defilement des passagers. En soir lieu, et cela vient decrire le mieux la situation d’la jeune femme, c’est l’emphase suivante, qui te prend bien le sens prophetique un coup la nouvelle finie :